10e édition : du 14 mai au 2 juin 2018
Printemps Ô Proche-Orient, c’est le festival culturel qui mélange les arts du Proche-Orient pour créer dans l’Agglomération du Grand Périgueux, des espaces de débats et de découvertes artistiques.
Le programme par catégories :
photographie | cinéma | musique | littérature | bande dessinée | art visuel | patrimoine | théâtre | gastronomie
Le programme complet :
Télécharger le programme 2018 au format PDF (7,6 mo)
du 02 avril au 02 juillet – MAAP
Deux faïences Perse du 19ème siècle
L’une est décorative. Elle représente un fauconnier, décor traditionnel des demeures persanes, legs du Comte de Fleurieu. L’autre est un mihrab. Placé dans une niche, il indique la Mecque. Il y est inscrit « Yacine walkhourane hakim » un premier verset de la sourate Yacine du Coran, legs Thibal.
La technique de l’émaillage ou minâkâri, connu également sous le nom de « miniature de l’incendie » est un des éléments essentiels de l’artisanat iranien. Il comprend à la fois la peinture, la coloration et l’ornement de la surface de métaux et de tuiles par la fusion de couleurs brillantes, qui sont décorés selon des motifs et dessins finement ouvragés.
Le terme de minâ est la forme féminine de minou en persan, qui signifie le ciel. Minâ fait ainsi référence à la couleur azur du ciel.
Les Iraniens sont connus pour produire les objets les plus somptueux.
La beauté de l’art de l’émaillage, dépend de l’habilité de l’artiste à contrôler le feu, la terre, la couleur et l’émail.
Le grand maître de l’émaillage d’Ispahan est Shokrollâh Sani’zâdeh, dont l’ancêtre était un peintre renommé. L’une des œuvres inestimables de ce maître a été utilisée pour l’impression d’un timbre en vue de rendre hommage à l’artisanat iranien en 2008. L’objet original est conservé au Musée des arts traditionnels et de l’artisanat.
Vernissage en présence des auteurs Mardi 15 mai à 18h30
Frontières invisibles est une traversée de la ville (Beyrouth) en forme d’interrogation et de réflexion, presque trente ans après les guerres libanaises, sur les lignes de séparation qui, si elles n’existent plus physiquement, persistent peut-être mentalement.
Ce récit revient sur l’histoire et le passé mais il est surtout contemporain en questionnant ce qui favorise cette persistance des frontières invisibles malgré les discours officiels et l’apparition de nouvelles lignes de séparation, en rencontrant des personnes très différentes qui disent leur perception, leur géographie et leur point de vue.
Le fil narratif de ce voyage est le Van numéro 4, très populaire à Beyrouth, un minibus privé dit « chiite » (par ses propriétaires et son trajet) mais ouvert à tous, qui relie la banlieue sud au centre ville en longeant l’ancienne ligne de démarcation Est / Ouest. Ce
Van devient dans le récit un espace autant physique que mental qui est envahi par le passé, le hors champ, des histoires racontées… Ce reportage graphique a été publié dans le numéro 19 de La Revue dessinée (mars 2018) comme la première étape d’un livre à venir.
Barrack Rima est née à Beyrouth en 1972. Il fait des études de bandes dessinées et d’illustrations à l’académie royale des beaux arts de Bruxelles. Il poursuit également des études de film, radio et tv à l’institut des arts de diffusion à Louvain. Il travaille souvent dans le cadre d’ateliers entre cinéma et livre graphique.
Christophe Dabitch est un auteur et scénariste née à Bordeaux en 1968. Auteurs de nombreux scénarios dessinés, il travaille également avec des photographes pour des documentaires et romans graphiques…première étape d’un livre à venir
Médiathèque Louis Aragon / Boulazac Isle-Manoire
Entrée libre / Renseignements 05 53 35 59 79
Vernissage jeudi 17 mai à 18h en présence de l’artiste Mohammad Omran
Galerie l’app’Art – Un monde d’hommes, exposition de Mohammad Omran
Du 14 mai au 02 juin 2018
Né à Damas en 1979, vit à Paris.
Diplômé de la Faculté des beaux-arts de Damas, Mohamad Omran commence une carrière de sculpteur immédiatement acclamée sur la scène artistique locale. En 2007, il quitte la Syrie pour entreprendre un master puis une thèse en histoire de l’art à l’Université Lyon II. Le début 2011 marque un tournant dans son travail artistique. Ses œuvres sur papiers sont vite remarquées et Mohamad Omran multiplie les expositions individuelles ou collectives : atelier La Façon à Lyon, Galerie Europia et Institut des Cultures d’Islam à Paris, Le Rocher de Palmer à Bordeaux, Forum Factory à Berlin, Galerie Al Mashrek à Amman, Art on 56th à Beyrouth, Round Tower à Copenhague, Halles de Schaerbeek à Bruxelles. Son travail fait partie de nombreuses collection privées et publiques notamment le British Museum et la Fondation Atassi.
« L’ensemble sur lequel je travaille actuellement est le prolongement d’un thème que j’avais exploré : L’attente.
Il s’agit d’hommes assis sur des chaises ou dans des positions similaires, portant des lunettes noires et des uniformes.
Ils pourraient être des hommes du pouvoir, de l’autorité, des dictateurs, des chefs mafieux. Mais ils pourraient aussi être des hommes normaux.
Leur pouvoir patriarcal de toute façon est limité par le périmètre des cadres, une allégorie de la faiblesse.
Les lignes qui dessinent leurs corps se chevauchent parfois tellement leur présence se fait oublié dans un espace dominé par le noir et le blanc. »
Exposition ouverte tous les jours de 14h à 19h, sauf dimanche et jours fériés.
Galerie l’app’Art – 10 rue Arago – entrée libre
Vernissage lundi 14 mai à 18h30 en présence de l’auteur.
Morvarid K
Née à Téhéran en 1982, Morvarid K passe son enfance en Iran, son adolescence en France, puis vit dans différents pays – parmi lesquels à nouveau l’Iran -, avant de se réinstaller en France en 2015.
Après un début de scolarité à l’école des Beaux-Arts de Bordeaux, Morvarid K poursuit sa démarche artistique en autodidacte. Elle débute sa carrière de photographe plasticienne en 2011 à Singapour, représentée par la galerie Yavuz.
Modelée par son identité et ses racines iraniennes, Morvarid K articule son travail artistique autour de la notion de frontière invisible – souhaitée ou subie, personnelle ou publique, réelle ou imaginaire. Intriguée par la complexité humaine, elle aime à faire dialoguer des forces opposées. Y décelant beauté et poésie, elle cherche à créer, à travers une recherche formelle, des passerelles entre les identités et les cultures.
Cold Lace
A travers des prises de vue en huis-clos sur les toits, les terrasses et dans les intérieurs de Téhéran, Cold Lace est un portrait sensible d’une insouciance fatiguée, d’un état d’âme, et d’une présence. Sous les airs d’une photographie innocente et légère, chaque image est habité par un subtile non dit, une frontière invisible, parfois ignorée, parfois désamorcée, et parfois pleinement présente.
Preserved for a better day
Les personnages, comme mis entre parenthèse, prennent la pose et font une pause.
Ils semblent capturés par ce linge blanc. Je m’interroge : n’est-ce pas ce point précis, indéfinissable, celui de l’instant présent, cet instant entre deux instants, ni passé, ni futur, ni peut-être même tout à fait présent sur lequel l’artiste concentre toute son attention, qu’elle observe et dissèque ?
RFS Surfers – L’Amphore – Lundi 14 mai / 20h
PAF 3€
RPS Surfers est un groupe de surf-rock méditerranéen basé à Tel-Aviv, en Israël. Leur musique est une combinaison de surf traditionnel des années 60 avec des sons du Moyen-Orient soutenus les guitares de réverbération strumming, les orgues vintage, les tambours de tonnerre et le saxophone fou.
Jusqu’à présent, le groupe a sorti deux LP de concept instrumental, dans lesquels le groupe permanent est accompagné de sections de cor et de cordes classiques, d’instruments ethniques comme l’accordéon, la mandoline et les darbukas, ainsi que de sons de synthé modernes.
Leur premier album, Danger Beach, a été autoproduit et sorti en 2014 par le label Audio-Montage. En 2017, le deuxième album du groupe, Harake Gang, est produit par Uri Brauner Kinrot (Boom Pam, Ouzo Bazooka) et sorti chez Toybear Records.
C’est un hommage au genre Hot Rod, dédié à une légendaire bande de motards des années 60. Récemment, le magazine Bandcamp Daily a choisi RPS Surfers comme l’un des 12 acteurs essentiels de la scène groove israélienne.
Séance lundi 14 et mardi 15 mai à 20h15
L’Amour des hommes
De Medhi Ben Attia
2018 – 1h45 – Drame – France/Tunisie (VOSTF)
Tunis, aujourd’hui. Amel est une jeune photographe. Quand elle perd son mari, sa vie bascule. Encouragée par son beau-père, elle reprend goût à la vie en photographiant des garçons de la rue. Sans craindre d’être scandaleuse, elle fait le choix de regarder les hommes comme les hommes regardent les femmes.
Mardi 15 mai / 20h30
Agora PNC Boulazac Aquitaine
We love arabs est l’histoire drolatique d’un chorégraphe israélien qui choisit un danseur arabe pour créer une pièce porteuse d’un message de coexistence et de paix. Une entreprise (réussie) de démolition du mur des préjugés et une dissection des comportements ordinaires exécutée avec humour et subtilité.
Ce spectacle est une rareté nécessaire: intelligent, réfléchi, drôle et lapidaire, il est aussi une charge politique sans concession. Un petit opus léger et court mais aux vertus percutantes.
Avec Hillel Kogan et Adi Boutrous. Traduction française Talia de Vries.
Plein tarif 21€ / Relais 16€ / adhérents, -26 ans, demandeur d’emploi, étudiant, handicapé 11€ / -18 ans 7€ / scolaires collège et lycée 6€
Réservations 05 53 35 59 65 www.agora-boulazac.fr
Les Inroks
Le sens de l’houmous
Avec autodérision et culot, une attaque en règle des clichés. Un spectacle aussi indispensable qu’inutile. C’est-à-dire précieux.
Le Monde
Danse avec les hommes…
Le thème du choc juif et arabe s’offre un coup de chaud réjouissant sur le fil d’une heure de danse qui sait aussi s’exprimer en levant la jambe. Ce pas de deux arbore un nouvel étendard choré-politico-rigolo unique en son genre.
Vernissage en présence de Sana Yazigi, commissaire de l’exposition, mercredi 16 mai à 18h30 – Musée d’Art et d’Archéologie du Périgord.
Sana Yazigi, graphiste syrienne en exil à Beyrouth, est la créatrice d’un site internet exceptionnel, Creative Memory (www.creativememory.org) qui, depuis le début de la révolution, répertorie les oeuvres d’art syriennes, permettant ainsi de documenter et de préserver leur mémoire.
Depuis sa mise en ligne en mai 2013, publié en arabe, anglais et français, ce site internet est à la fois mémoire et actualité, archives et instantanés.
Venez découvrir une quarantaine d’oeuvres d’artistes ou d’anonymes syriens dans les différents espaces du festival.
Calligraphies, graffitis, peintures, photographies s’exposent pour raconter l’espoir, la vie sous les bombes, la résistance contre la censure, le besoin de créer malgré la guerre.
« L’explosion de la révolte contre le régime répressif et tyrannique a libéré avec elle toutes ces énergies créatrices latentes, plus ou moins spontanées ou organisées. Le peuple syrien n’en avait pas connu de pareilles durant les longues années d’injustice et d’oppression qui touchèrent tous les domaines de la vie.
Notre projet a pour objectif de regrouper toutes les formes d’expression intellectuelle et artistique produites pendant la révolution. »
Sana YAZIGI
« Creative Memory de Sana Yazigi est un témoignage profond, de ce que l’art peut faire au summum de sa lucidité, un acte de vie en conscience. Une ardeur vitale qui naît des ruines de la révolution syrienne. »
Mediapart
Production: TANDEM Scène nationale
Commissariat d’exposition: Sana Yazigi, Anne Pichard
Du 16 au 22 mai
Les destinées d’Asher
De Matan Yair
2018 – 1h28 -Drame – Israël/Pologne (VOSTF)
Dès l’école primaire, puis au collège et au lycée, Asher, 17 ans, a toujours été un fauteur de troubles impulsif. Il a du mal à se concentrer en classe, est sujet à des accès de colère et de violence. Il est toutefois également doté d’un grand charme et se montre extrêmement débrouillard. Son père, très strict, le considère comme son successeur naturel qui reprendra l’affaire familiale d’échafaudages, mais Asher trouve un autre modèle masculin en la personne de son professeur de littérature, Rami, et noue avec ce dernier une relation très particulière. Déchiré entre ces deux mondes, Asher se cherche une autre vie et une nouvelle identité. Une tragédie soudaine le soumet à une ultime épreuve qui forgera sa maturité.
Du 16 au 29 mai
Foxtrot
De Samuel Maoz
2018 – 1h53 – Drame – France/Allemagne/Israël/Suisse (VOSTF)
Michael et Dafna, mariés depuis 30 ans, mènent une vie heureuse à Tel Aviv. Leur fils aîné Yonatan effectue son service militaire sur un poste frontière, en plein désert. Un matin, des soldats sonnent à la porte du foyer familial. Le choc de l’annonce va réveiller chez Michael une blessure profonde, enfouie depuis toujours. Le couple est bouleversé. Les masques tombent.
Géologie d’une fable / Collectif Kahraba
Odyssée scène conventionnée de Périgueux
Jeudi 17 mai – 19h00
Représentations scolaires le vendredi 18 mai à 10h00 et 14h30
Aurélien Zouki et Éric Deniaud, en géologues de la parole, remontent le fil de notre mémoire collective. Ils modèlent, sculptent, animent devant nous. D’une boule de terre glaise qu’ils pétrissent sous nos yeux, naissent un âne, une tortue, une vache, un arbre « qui se croyait plus fort que tous », une grenouille, un éléphant, un homme sur une pirogue… À partir de cette matière première, ils remontent la généalogie de nos fables à la recherche de leur origine, retraçant les sillons de nos histoires dans une succession de paysages minéraux.
Tandis qu’ils malaxent et continuent de créer, les deux sculpteurs interprètes nous guident, de territoires en territoires, à travers les temps et les espaces, pour une superbe expédition géologique dans les strates de la parole.
Un spectacle modelé à vue, qui nous emmène dans une Babel des contes, un superbe carnaval des animaux.
Le collectif Kahraba est un réseau d’artistes né de la nécessité de partager des outils de travail, de nourrir des pratiques artistiques communes, et d’aller à la rencontre des publics. L’art y est considéré comme un vecteur d’ouverture et de dialogue, et se conjugue au désir des artistes d’adresser à l’autre des moments de beauté, de simplicité et de poésie.
Infos :
Jauge réduite à 110 places, ce spectacle est un bijou de création tout public du collectif libanais.
Ce spectacle fait l’objet d’une tournée avec Les Sept collines scène conventionnée de Tulle (le 14 mai pour 2 représentations) et à l’Imagiscène centre culturel de Terrasson (le 15 et 16 mai pour 3 représentations).
Réservations au 05 53 53 18 71
Plein tarif 20€, Réduit 16€, Abonné 14€, -18 ans et demandeurs d’emplois 9€
Village de Grignols – En partenariat avec le C.R.A.C pour l’ouverture de la 25e édition du festival La Vallée.
Kaâlam – Méditerranée
Après un galop d’essai réussi en 2017 à Bourrou avec le festival de La Vallée, nous continuons le chemin entamé entre nos deux festivals qui se mêlent pour une soirée de partage, une passerelle aux confluences des cultures et des publics.
Ainsi, notre intervention se porte sur la présentation de Méditerranée, spectacle-œuvre de Kaâlam.
Déjà venu au festival il y a quelques années, son parcours artistique s’est considérablement étoffé, avec de très nombreuses performances internationales. Méditerranée a été créée lors des journées du patrimoine 2017 à Marseille au MUCEM.
SOIREE METISSEE à GRIGNOLS
La Vallée « s’emporte » aux quatre coins de la terre…
Arrivée exceptionnelle de la marionnette géante du domaine des Chaulnes et repas aux saveurs épicées préparé par les associations de la commune (repas à partir de 20h30)
19h/ église de BRUC
BOUBACAR KAFANDO : Koriste et chanteur originaire du Burkina Faso Inspiré par la musique traditionnelle burkinabé, Boubacar Kafando exprime une virtuosité certaine mêlée à une exigence rythmique affirmée.
22h30/ jardin du presbytère
KAALAM : « méditerranée »
Light painting
“La mer joint les régions qu’elle sépare” Alexander Pope
Rencontre entre le calligraphe Julien Breton, le poète Rohan Houssein et le musicien et compositeur poly-instrumentiste Meveilyan, autour de mots engagés, d’une musique hypnotique et de calligraphies aériennes.
23h/ stade
MOIZBAT : Groove agricole du Périgord. Mélange savant de trad, de contemporain, dans des sonorités puissantes et qui donnent envie de bouger. Moizbat propose un concert amplifié sur scène autour des musiques dites « traditionnelles ».
infos pratiques :
Renseignements au 05 53 08 05 44 ou 06 42 10 28 22.
Et toujours près de 1000 spectateurs attendus sur cette soirée.
Pour cette 3ème Nuit des musées au Proche-Orient l’accent sera donné à la jeunesse avec une programmation artistique spécifiquement dédiée.
Méditerranée est un spectacle créant la rencontre entre le calligraphe Julien Breton, le poète Rohan Houssein et le musicien et compositeur poly-instrumentiste Meveilyan.
Cette rencontre est née à l’occasion de la nuit du patrimoine du MUCEM de Marseille et grâce à l’utilisation d’un système de calligraphie temps réelle développé par William Guignard et projeté sur un écran de tulle en avant-scène.
Cette performance live et unique prend comme thème la méditerranée. Les mots engagés de Rohan Houssein résonnent sur la musique hypnotique et tribal de Meivelyan et les calligraphies aériennes de Julien Breton.
Avec des intermèdes de Spartakistes.
Spartakistes est un trio de musique acoustique instrumentale basé en Dordogne. Débuté en 2011, sous la forme basse électrique, batterie, bouzouki électrique, la formation évolue en 2012 vers une formule exclusivement acoustique : bouzouki, oud, basse, clarinette.
En 2016 la formule accueil de nouvelles percussions.
Le groupe joue ses propres compositions en puisant son inspiration dans un large éventail musical qui va des musiques traditionnelles du bassin méditerranéen aux créations plus contemporaines.
Du mardi 22 mai eu vendredi 25 mai
Grand Périgueux pour les écoles de Champcevinel, Chancelade, Marsac sur l’Isle et Périgueux.
Et concert le vendredi 25 mai à 18h au centre social Forum@ de Marsac-sur-l’Isle.
Depuis trois ans le festival a débuté une démarche en direction des écoles pour un programme d’action culturelle.
Cette année le festival propose l’intervention de la musicienne turque Canan Domurkakli pour des séances de découvertes et d’éveil musical destiné aux maternelles mais aussi au primaires.
Au total il est prévu 8 interventions qui bénéficieront à 450 scolaires et un concert pour cloturer la semaine au centre social de Marsac sur l’Isle à 18h00 pour un temps familial.
Canan Domurcakli
Pour cette 10 ème édition nous souhaitons œuvrer vers une expérience musicale, pour des interventions à mi-chemin entre éveil musical et représentation, l’objectif étant de pouvoir donner accès également à des scolaires de maternelles à cette opération destiné aux plus jeunes. Ainsi, l’opportunité est faite au festival de donner une carte blanche à la musicienne turque Canan Domurkakli qui joue et excelle au saj, instrument traditionnel de l’Anatolie.
Mardi 22 mai – 18h30 / Médiathèque Pierre Fanlac
Partenaires: BDP – Agence culturelle départementale Dordogne Périgord
Avec la participation de la librairie Des livres et Nous
Présentation par Farouk Mardam-Bey, directeur des éditions Sindbad Actes Sud. Lecture par le comédien Thierry Lefever.
Seul Le grenadier
De Sinan Antoon
Roman traduit de l’arabe (Irak) par Leyla Mansour / Editions Sindbad 2017
Résumé :
Jawad est le fils cadet d’une famille chiite de Bagdad. Son père le prépare à exercer la même profession rituelle que lui, celle de laver et d’ensevelir les morts avant leur enterrement, mais Jawad s’y refuse et rêve de devenir sculpteur. Après avoir fait ses études d’arts plastiques à la fin des années 1980, alors que Saddam Hussein est au faîte de sa puissance, il est cependant enrôlé comme soldat puis se retrouve peintre en bâtiment au service des nouveaux riches. Son père meurt en 2003, les bombes américaines s’abattent sur Bagdad, les corps déchiquetés s’entassent, multipliés par les guerres confessionnelles, et il est de nouveau forcé, dans une douloureuse solitude, de renoncer à ses rêves d’artiste pour poursuivre la carrière de son père.
Sinan Antoon est né à Bagdad en 1967. Après des études à l’université de sa ville natale puis à l’université Georgetown de Washington, il a obtenu en 2006 un Ph.D de la Harvard University en études arabes et islamiques. Poète, traducteur et romancier, il a publié quatre romans qui l’ont propulsé au premier rang des écrivains irakiens de sa génération. Sa traduction de Mahmoud Darwich en anglais lui a valu le prix de l’American Literary Translators Association.
Et aussi au centre de détention de Mauzac et Grand Castang. Jeudi 24 mai à Lanouaille – 18h30 // Vendredi 25 mai à Bassillac et Auberoche – 18h30
Mercredi 23 mai – 18h30
L’occasion de la 10ème édition du festival nous est donnée d’inviter à nouveau Farouk Mardam-Bey qui était venu en 2012, il y a donc 6 ans, au tout début du conflit syrien.
Nous avons voulu donné une carte blanche à Farouk Mardam-Bey à la fois pour parler de son travail d’éditeur, Sindbad étant sans conteste la collection la plus riche et diverse de la littérature arabe traduite en France. Il s’agira également de rencontrer, ou de revoir cet éditeur au parcours passionnant, lui même traducteur et ami de Mahmoud Darwish, considéré unanimement à l’international comme le grand poète palestinien du 20ème siècle.
Cette rencontre sera également l’occasion de découvrir en avant première « Ave Maria » le nouveau livre à paraître en mai de Sinan Antoon toujours chez Sindbad.
Séance en avant-première lundi 28 mai à 20h
Le dossier Mona Lina
De Eran Riklis
2018 – 1h30 – Drame- Israël (VOSTF)
Mona, libanaise, est soupçonnée par le Hezbollah d’être une informatrice des services secrets israéliens. Craignant qu’elle soit démasquée, le Mossad l’exfiltre vers l’Allemagne et lui fait changer de visage. Pendant deux semaines, le temps de se remettre de son opération, ils la cachent dans un appartement à Hambourg. Naomi, agent du Mossad, est chargée de lui tenir compagnie et de la protéger. Mais le Hezbollah est à la poursuite de Mona et la planque ne s’avère pas aussi sûre que prévue…
Du 23 au 29 mai – Ciné-Rencontre le jeudi 24 mai à 20h00, présenté par Muhannad Masdawi
Wajib – l’invitation au mariage
De Annemarie Jacir
2018- 1h36 -Drame –Palestine (VOSTF)
Abu Shadi, 65 ans, divorcé, professeur à Nazareth, prépare le mariage de sa fille. Dans un mois, il vivra seul. Shadi, son fils, architecte à Rome depuis des années, rentre quelques jours pour l’aider à distribuer les invitations au mariage, de la main à la main, comme le veut la coutume palestinienne du « wajib ». Tandis qu’ils enchaînent les visites chez les amis et les proches, les tensions entre le père et le fils remontent à la surface et mettent à l’épreuve leurs regards divergents sur la vie.
Du 23 au 29 mai
Cas de conscience
De Vahid Jalivand
2018 – 1h44 – Drame – Iran (VOSTF)
Un soir, seul au volant, le docteur Nariman tente d’éviter un chauffard et renverse une famille en scooter. Il les dédommage pour les dégâts matériels et insiste pour qu’Amir, leur enfant de 8 ans légèrement blessé, soit conduit à l’hôpital. Deux jours plus tard, à l’institut médico-légal où il travaille, Nariman s’étonne de revoir la famille, venue veiller le corps sans vie d’Amir. Le rapport d’autopsie conclut à une intoxication alimentaire. Mais Nariman a du mal à accepter cette version officielle qui pourtant l’innocente.
Mercredi 25 mai 2018 – 20h30 – durée 1h30
Odyssée scène conventionnée de Périgueux
Bled Runner – Fellag
Chemise à pois, bretelles façon Charlot oriental et chéchia de travers, Fellag raconte sa première rencontre avec des français dans son petit village de Kabylie. Ils étaient noirs et musulmans : un bataillon de tirailleurs sénégalais ! La messe est dite. Fellag revient avec Bled Runner, clin d’oeil au film culte de SF américain. Il puise dans la matière de tous ses spectacles écrits depuis vingt ans pour produire un best of très inhabituel : loin de présenter les meilleurs morceaux de chacun d’eux de façon linéaire, il offre un voyage labyrinthique pour cueillir les sujets les plus marquants et les plus riches de sens de ces oeuvres. Il les marie et les réinvente avec son regard actuel pour créer une oeuvre nouvelle.
Fellag raconte des histoires de colonisation et d’indépendance avec des espérances et des illusions perdues à chaque étage, la jeunesse abandonnée et le FIS en embuscade. Le poète humoriste se penche sur les blessures historiques et aussi sur celles d’aujourd’hui, dans une France marquée par le terrorisme. Il parvient à faire rire ensemble des publics qui pourraient rester divisés. « Vous avez raté votre colonisation, on a raté notre indépendance. On est quittes » souffle-t-il dans une déconcertante lucidité. À travers des histoires poussées aux extrêmes de leur absurdité, il parvient à rire avec les uns et les autres de tout ce qui fait mal à la mémoire et au présent communs. Bled Runner suit la ligne rouge de ces rapports complexes qui ont existé, existent, et continueront d’exister. La fraîcheur de point de vue et la solidarité par l’humour en font un bijou d’humanisme sur le vivre ensemble.
En 2003, il a reçu le prix Raymond Devos pour la langue française, délivré par le Ministère de la Culture et de la Communication ; ainsi que le prix de la Francophonie, décerné par la SACD.
Tarif : plein 25€ – réduit 18€ – jeune 9€ // COMPLET
Mare Nostrum / Atelier théâtre du lycée de Terrasson – 1h30 / Tout public
Jeudi 24, vendredi 25 et samedi 26 mai / 20h30
Pour fuir leur misère et rejoindre l’« Eldorado », les Hommes risquent leur vie sur des embarcations de fortune, affrontent les passeurs et les vagues, les gardes-côtes et les peurs – les leurs et celles des populations sédentaires. Ils avancent coûte que coûte, rencontrant dans l’errance des compagnons de route, des frères, des traîtres, y découvrant la vie et ses surprises, parfois, la mort. Cette mer qui fut le berceau de notre civilisation, devient le tombeau de leurs espoirs, et de notre dignité.
C’est l’histoire de ces espoirs et de ces rêves brisés que l’atelier théâtre du lycée va nous raconter cette année, pour tenter de lire autrement l’océan de l’actualité et questionner les espaces et les flux qui transgressent les frontières où les hommes se blessent.
Mare nostrum, notre mer, d’eux ou nous, qui se trompe ?
Mise en scène Fabien Bassot (Cie Lazzi Zanni) / Scénographie numérique Prismee / Lumières Géraldine Georgen et Fabien Bassot / Enseignants Nicolas Batteau, Jean-Pierre Brignon, Amandine Lafon /Avec les élèves du lycée de Terrasson.
Réservations au 05 53 50 13 80
Plein tarif 10€ / Adhérents 8€ / -18 ans, demandeurs d’emplois 6€, scolaires 4€
Vendredi 25 mai – 21h
Le Sans Réserve
Bab Assalam + Hassan K
Bab Assalam, Le voyage de Zyriab
La folie du monde contemporain et son actualité morbide ont touché notre ensemble Bab Assalam puisqu’elle a contraint à l’exil, les deux musiciens syriens. Dans ce projet, Bab Assalam s’inspire des musiques et histoires des musiciens-poètes itinérants qui ont colporté au-delà de l’espace désertique et du temps une culture musicale et spirituelle – ce temps lent, rythmé par la marche et les repos des caravanes qui ne pouvaient partir sans eux, de Damas à Bagdad, à Médine et Ryiad … plus loin encore.
Bab Assalam en propose une lecture contemporaine, mêlant le grain de la guitare électrique et la transformation sonore de l’électronique, aux ouds, aux chants, aux percussions et à la clarinette basse. Bab Assalam explore la tradition, transforme, actualise ces musiques entêtantes, souvent construites autour de la transe et met en exergue par ce biais, sans s’apesantir sur le malheur et l’horreur de la situation actuelle, une itinérance contemporaine imposée, qui est l’exil. Avec des instruments acoustiques, de l’électrique et de la transformation électronique, Bab Assalam est aussi la rencontre de ces mondes anciens et nouveaux, en prenant garde à toujours rester au service de la musique.
Hassan K. est un one man band mystique venu de Perse. Bidouilleur / artiste DIY,
Il mêle folklore et nouvelles technologies, occident et orient, surf music et bellydance, swing et metal… dans un live très énergique, à la limite de la transe. Équipé d’un setar électrique augmenté de capteurs, d’un clavier et d’une boîte à rythme, il parcourt l’empire de l’ouest jusqu’au Touran en répandant la bonne parole de ses ancêtres illuminés…
Adhérents et carte jeune CIJ: gratuit / réduit 11€ / en prévente 12€ / 14€ le soir du concert
A l’instar de l’initiative lancée l’an dernier, nous continuons notre ouverture vers les arts culinaires et la gastronomie avec l’accueil de Karim Haïdar.
Karim est chef consultant, créateur de la cuisine libanaise contemporaine. Fondateur et président de l’Académie de Cuisine du Monde Arabe, il est l’auteur de plusieurs livres de cuisine, traduits en plusieurs langues et son travail lui a valu de nombreux articles, récompenses et prix à travers le monde.
Ses concepts de restaurants et bistrots sont réputés pour leur originalité et leur qualité que l’on peut également retrouver au travers d’émissions de télévision en français et en arabe.
Rencontres scolaires lundi 28 et mardi 29 mai pour les scolaires de Trélissac et Périgueux. Il s’agit d’interventions de Karim Haïdar dans des classes de primaires pour des sensibilisations à la gastronomie du Proche-Orient.
Ateliers cuisine
Lundi 28 mai de 17h à 19h
Mardi 29 mai de 17h à 19h
Mercredi 30 mai de 10hà 12h
Foyer socio-culturel (rue Eugène Le Roy à Trélissac)
(10 places par atelier, sur réservation au 05 53 08 98 80)
Dégustation et rencontre
Mercredi 30 mai à la médiathèque de Trélissac à partir de 18h30
Rencontre autour de la cuisine du Proche-Orient avec le chef Karim Haïdar. Cette rencontre conviviale sera suivie d’une dégustation des réalisations des ateliers culinaires avec Karim Haïdar, et d’une dédicace de ses livres.
Cinéma Louis Delluc – Nontron – 20h
En présence de la réalisatrice Norma Marcos
Un long été brulant en Palestine in raconte la guerre de l’été 2014 à Gaza,
vue depuis la Cisjordanie.
Je tournais un film sur ma nièce Yara, sur les femmes et la vie quotidienne en Palestine. J’ai 16 ans et j’ai déjà vécu trois guerres , a dit Farah Baker, une jeune fille palestinienne dans un tweet après le bombardement de sa maison à Gaza.
Affligée par son tweet, je savais que mon film allait prendre une autre direction. J’ai pris alors ma caméra et ait commencé à rencontrer des Palestiniens. On y découvre, à travers un artiste, un boulanger, une paysanne, un fleuriste, un banquier ou encore une pilote automobile, comment ces personnes sont touchées par ce conflit dans leur vie quotidienne, leur solidarité envers Gaza tout en tentant de construire leur société malgré l’occupation et l’oppression.
Tarif 5€ / -14 ans 4€
Studio 53 – Mercredi 30 mai – 20h
En présence de la réalisatrice Norma Marcos.
C’est une innovation pour les 10 ans du festival. Nous nous associons à Ciné Passion en Périgord pour étendre la proposition cinématographique progressivement sur l’ensemble du territoire de la Dordogne grâce au réseau de diffusion de l’association.
Ce nouveau dispositif débute donc cette année avec l’accueil de la réalisatrice franco-palestinienne Norma Marcos et de son film « Un long été brûlant en Palestine »
Un long été brulant en Palestine in raconte la guerre de l’été 2014 à Gaza,
vue depuis la Cisjordanie.
Je tournais un film sur ma nièce Yara, sur les femmes et la vie quotidienne en Palestine. J’ai 16 ans et j’ai déjà vécu trois guerres , a dit Farah Baker, une jeune fille palestinienne dans un tweet après le bombardement de sa maison à Gaza.
Affligée par son tweet, je savais que mon film allait prendre une autre direction. J’ai pris alors ma caméra et ait commencé à rencontrer des Palestiniens. On y découvre, à travers un artiste, un boulanger, une paysanne, un fleuriste, un banquier ou encore une pilote automobile, comment ces personnes sont touchées par ce conflit dans leur vie quotidienne, leur solidarité envers Gaza tout en tentant de construire leur société malgré l’occupation et l’oppression.
Tarif 5€ / -14 ans 4€
Samedi 02 juin 2017 à partir de 19h30
Coulounieix-Chamiers – Parc du château des izards
Projection à la nuit tombée (22h30)
Partenariat Ciné passion en Périgord
Entrée gratuite. Barbecue à prix réduits
Pour terminer cette édition anniversaire Printemps Ô Proche-Orient investi le parc du château des Izards.
Atmosphère agréable et conviviale assurée, pour les petits et grands, venez avec votre panier pique-nique ou profitez du barbecue (petite participation) en attendant la projection en plein air, avec l’association Ciné Passion en Périgord, du film Taxi Téhéran de Jafar Pahani
Taxi Téhéran
Film de Jafar Pahani
Iran (1h26) – 2015
Installé au volant de son taxi, Jafar Panahi sillonne les rues animées de Téhéran. Au gré des passagers qui se succèdent et se confient à lui, le réalisateur dresse le portrait de la société iranienne entre rires et émotion…
A savoir : Malgré sa condamnation en 2010, qui lui interdit de réaliser des films durant vingt ans (et de quitter le pays), Jafar Panahi réalise avec Taxi Téhéran, son troisième film après son procès.
Ce film a reçu l’Ours d’Or 2015 au festival de Berlin.
Les + du festival
Printemps Ô Proche-Orient est une caisse de résonance pour tous. Cette soirée est l’occasion de découvrir le travail présenté par les élèves de la section arts du spectacle du collège Jean Moulin de Coulounieix-Chamiers.
Abandonnée à la naissance puis placée dans un foyer pour adolescents, Eva apprend la mort de sa mère. Cette femme, dont Eva ne connaissait que le nom, lui lègue un curieux héritage : des micro-cassettes et un dictaphone. La jeune fille écoute alors la voix de sa mère lui raconter la guerre du Liban et son besoin incontrôlé de partir là où les gens luttent et meurent.
Retraçant le parcours de cette grande photographe de guerre, Eva se découvre et donne un sens à sa propre existence. La passion d un métier, un engagement, l’amour en dépit de tout.
Infos pratiques :
10€ et demi tarif pour les mineurs
Réservations au 05.53.03.86.86
Les + du fstival
Nouvelle passerelle culturelle créée cette année avec Livre en fête avec l’accueil, pour cette 9ème édition le 16 et 17 juin prochains, de l’écrivaine Leïla SEBBAR.
Née en Algérie, étudiante en lettres modernes à
Aix-en-Provence puis à la Sorbonne, elle publie en 1974 sa thèse de troisième cycle, Le Mythe du bon nègre dans la littérature du xviiie siècle. Elle est ensuite professeur de Lettres à Paris, tout en se consacrant à l’écriture.Elle est l’auteur d’essais, de carnets de voyage, de récits, de critiques littéraires, de recueils de textes inédits, de nouvelles et de romans. Elle collabore aussi à France Culture pendant une quinzaine d’années, au Magazine littéraire et à La Quinzaine littéraire.
Romancière et nouvelliste, elle a écrit de nombreux ouvrages sur le thème de la mémoire, de l’Algérie, de la guerre, de l’exil et les relations Orient/Occident.
À Livre en Fête, elle parlera de l’exil et interviendra dans la présentation de l’exposition d’Amnesty International « Accueillons les réfugiés ».
Infos pratiques :
Plus de détails bientôt sur le site : www.livrenfete.fr